jeudi 4 octobre 2007

le 3 octobre

3 0ctobre 07
De retour à la maison (oui c’est déjà la maison, on est complètement là cette fois).
Marylène d’abord (Marlo trépigne, mais bon… faut aussi qu’elle apprenne la patience ya pas de raison que je m’y colle toute seule !)
Donc je vous avais promis un topo du stage :
Les stagiaires sont hallucinantEs, ils et elles avancent à un rythme effréné. Hier nous avons vécu des moments inoubliables. Des impros à se rouler par terre de rire. Mais vraiment. Et pourtant avec rien, enfin une chaises quoi ! Rencontre de deux clowns qui luttent pour s’asseoir. C’était superbe.
On a commencé le stage avec 10 stagiaires, 6 garçons et 4 filles, tous et toutes acteurs/actrices professionnels. Une fille a dû arrêter à cause de cumul de répétitions. On comprend. ChacunE ses choix. Les autres suivent. Personne n’a mis les pieds au mur. Tous et toutes ont exprimé le désir d’acquérir des outils nouveaux qui leur serviront dans leurs différentes pratiques. Je suis fascinée de voir l’ouverture de ce groupe. On sent une soif d’apprendre et de découvrir une autre planète. Parce qu’il faut quand même avouer que la planète clown c’est particulier. Les codes sont précis (jeu masqué) et en même temps on travaille seulement en impro pour l’instant. Donc il faut jongler entre des règles strictes, une énergie physique très haute et la nécessité de se sentir libre pour inventer dans l’instant. Et bien je suis heureuse de voir que l’humour et la poésie n’ont pas de frontière. En tout cas pas les mêmes que sur une carte de géo standard.
Pause super joyeuse :
Rebecca vient de téléphoner de la cabine du coin : ELLE A UN APPART A GENEVE ! Youpi ! le rêve 900.- 4.5 pièces, allez soyez généreuses, réjouissez-vous pour elle, elle le mérite !!! trop cool….crie t’elle à travers l’appart !!!!
GENIAL !
Donc retour au Bénin :
Les ZEM ! Le Zem est le moyen de transport le plus rapide à travers la ville. C’est en fait les taxis-motos d’ici. Et ça chie (pardon maman). On peut pas dire autrement. Y’en a partout. Tu lèves le petit doigts et hop un homme en jaune sur sont véhicule motorisé à deux roues te chope au passage. Et vroum hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii tut tut à travers Cotonou. J’adore. Le matin je mets mon Ipod à coin, toujours la même chanson « Hide and seek » d’Imogen Hemp (merci Valério), et je laisse les images danser autour de moi.
Côté cuisine. C’est super bon. A midi on va dans une sorte de cantine sous tôle ondulée o ?u une mama magnifique prépare des plats délicieux et copieux. Je dois demander à Guy les noms et les recettes. Ya une sorte de fromage frit qui ressemble à de la mozzarella. Du riz concassé avec du poisson, des alokos (bananes plantains frites)….miam miam. Et tout passe super bien, aucun souci stomaco-intestinal !
Niveau climat c’est très étrange. On est à la fin de la saison des pluies. Hier déluge ! Impressionnant ! Tu mets pas le nez dehors parce que t’es trempée en moins de deux. Après la pluie tout est humide. Tu te douches, tu te sèches, t’es de nouveau toute moite…un peu eurk splatch ! Mais c’est rien à côté de quand il fait super chaud comme aujourd’hui. Là idem, tu sors 30 minutes dehors et tu coule immédiatement. En bref, on est toujours humides ! Et les fringues sèchent pas. Bon c’est des détails, Reb voulait que j’en parle parce que ça la fait rire et elle se dit que ça peut vous faire rire aussi. Moi je suis dubitative mais j’aime bien quand elle est contente.
Encore un point sur la vie pratique africaine : les moustiques ! Et bien grâce à Clayre, qui a définitivement acquis le statut d’ange pour nous, nous avons même pas eu le loisir d’en croiser un. Rien nada que nenni ! Et ça parce qu’elle nous a trouvé un traitement anti-palu intelligent. Et aux huiles essentielles, oui Madame, et celles et ceux qui me connaissent savent mon amour pour cette médecine là. Donc on prend 2 capsules d’huile de thym et de ? et on se frictionne à la citronnelle. Résultat, les moustiques n’aiment pas du tout notre odeur et du coup ils nous évitent. Juste génial ! ça c’est de la vraie prévention qui en plus ne fait pas muter les moustiques. Parce que cherEs toutes et tous, sachez qu’en consommant Lariam, Méphlaquine et autres saloperies de l’industrie chimique mondiale qui vous dévorent l’intérieur et bousillent tout sur leur passage, vous contribuez à augmenter les risques de paludisme chez les autochtones et vous amplifiez les dangers de mort. Car les moustiques, comme nous autres humaines d’ailleurs, s’adaptent aux soi-disant médicaments et développent des stratégies de résistance. Voilà pour la petite morale du jour. Au moins c’est dit, depuis le temps que j’enrage !!!!!!

Marlo m’échappe !
Bon moi là j’en ai marre. D’abord, l’autre là, la grande, a fait deux jours pour me sortir de ma valise ! J’aimerais bien vous y voir vous, enfermée dans le noir avec la pire gueule de bois…. Oui bon on va pas en faire un plat, mais on a bien fêté mon départ. Ensuite elle m’a pas encore laissé toucher ma guitare électrique, trop occupée qu’elle était avec ses stagiaires, son organisation et patati patata….ranafout’moi. D’ailleurs je me suis vengée. Hier sur le plateau, quand Madame la metteuse en scène a voulu me faire faire des trucs, ben j’y ai mis toute la mauvaise volonté du monde. J’étais chiffonnée et exténuée d’être restée pliée en 18 dans un micro sac. Na ! Faut quand même qu’on se rende compte que je suis une rock star moi. Pas un gadget qu’on sort pour épater ses amiEs. Mer… quoi !
Bon j’y retourne là, Madame la metteuse en scène gronde !
Ciao l’équipe ! Let’s fuck….and enjoy it. I kiss you.

Sacrée Marlo, je suis pas dehors de l’auberge avec cette sale gamine!
Bon et bien je vous bec fort. A très vite.

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